Photographie panoramique de la chaîne du Mont Viso (3841 m d'altitude). Monviso en italien, Visu en occitan – prononcer "visou" en français, en plaçant bien l'accent tonique sur le "i") telle qu'elle apparaît depuis le territoire de la commune d'Ostana (pour parcourir la photo, faire glisser le curseur vers la droite). Ostana est un petit village typique des vallées piémontaises de culture et de langue occitanes et situé tout près des sources du Pô, à un jet de pierre de la frontière avec la France. Ma famille (lignée paternelle) y est implantée depuis 1725 (les autres lignées, peut-être depuis la nuit des temps !). Sur la partie droite de la photo (déplacer le curseur jusqu'à l'estrême droite), de l'autre côté des crêtes, au centre de l'écran, se trouve le Queyras (commune de Ristolas) ; le dernier col bien marqué sur la droite est le Col de la Traversette (2950 m sur les cartes italiennes) bien connu des randonneurs et sous lequel se situe le plus ancien tunnel international des Alpes et peut-être du monde (environ 75 m de long ! et situé sur la fameuse "Route du Sel" ou "Route de la Soie" selon le sens dans lequel on la regarde !!) creusé entre 1475 et 1480 sous Ludovic II, marquis de Saluzzo (Saluces en français) et qui permettait de passer du marquisat au Dauphiné sans avoir à piétiner les terres du duc de Savoie (l'ennemi héréditaire de l'époque). Pour en savoir plus sur Ostana prière d'aller visiter le site qui lui est dédié (site italien).

Je suis donc montagnard de naissance. La montagne est rude. Les montagnards ont la réputation de se contenter de peu ; ils sont parfois têtus ; il y en a de peu loquaces voire taciturnes ou même solitaires ; on dit aussi qu’ils sont… travailleurs. Ils ont leurs qualités et leurs défauts. C’est la nécessité qui les a poussés aussi à être unis et solidaires, notamment face aux éléments. Enfant, j’ai puisé dans mes montagnes mon attachement aux choses simples, à la nature sauvage, aux vastes panoramas, aux grands espaces et à la roche, un certain côté spartiate et la conviction que nous avons tous des tâches à accomplir ici-bas. J’ai aimé – et j’aime toujours – profiter de ce qui m'entoure : contempler un rapace dans le ciel, une harde de bouquetins, une simple marmotte ou la salamandre du Viso (salamandre de Lanza, endémique autour du Viso), frissonner sous le crachin d’une cascade ; j’ai déjà ressenti l’alchimie d’une rencontre sur le sentier ou sur les crêtes, dans le brouillard ou en plein soleil, sous la pluie ou les flocons de neige ; j'aime tremper mes lèvres dans l’eau d’une source, j’ai déjà ramassé une plume de geai ou un caillou intéressant, cueilli quelques brins de génépi, des myrtilles ou des fraises des bois ; je n’ai pas oublié non plus la saveur des mets de mon enfance : la farine de seigle... la "polenta de pommes de terre" (spécialité très locale constituée de patates et de farine de sarrazin et que peu de gens connaissent) et la chaleur d’une bonne flambée de bois sec, le soir venu. J’avoue aussi avoir péché quelques fois contre la loi des hommes en pêchant des truites à la main... Puis, en grandissant, et plus tard... bien plus tard... j’ai peu à peu appris à aimer les autres bonnes choses que la vie nous réserve. Car, comme chacun sait, il n’y a pas que le travail dans la vie.

Une des bonnes choses de la vie (couloir nord du Viso Mozzo, massif du Mont Viso, fin des années 70)

 

Deux nouveaux amis rencontrés près des sommets (Colle del Luisas)

La photo panoramique que vous aurez, j'espère, appréciée tout en haut de cette page, a son pendant approximatif sous la forme d'une image webcam que je vous invite à regarder de temps en temps (la précedente à été remplacée et/ou déplacée... j'espère que celle-ci restera accessible plus longtemps...).

Et, à propos de webcams, si vous voulez voir les autres webcams de la haute vallée du Pô, je vous recommande celle du refuge Quintino Sella et celle du refuge Giacoletti (le rafraîchissement des images est plus aléatoire : seulement durant les périodes d'ouverture des refuges).

Et si c'est le ski qui vous intéresse, voyez où ça se passe. La webcam du Mont Viso au Pian Giasset rendait de trop beaux services [c'est apparemment pourquoi elle ne fonctionne plus !]. Dans le tableau suivant, j'aidais ceux qui ne comprennent pas l'italien (ce n'est pas difficile à comprendre mais je ne résiste pas à la tentation de les guider) :

Désolé ! En attendant que cette webcam soit enfin remise en fonction, essayez de voir celle du refuge hôtel de Pian Regina lorsqu'elle le site voudra bien fonctionner correctement... [vous avez compris que les sites web, et ne parlons pas des webcams, de cette partie du monde rencontrent des problèmes graves er récurrents !].

Une fois à Crissolo, n'en partez surtout pas avant d'avoir visité la grotte de Rio Martino, une petite merveille naturelle, qui a enfin été sommairement aménagée. Sa particularité est que, à partir de l'entrée, son parcours (pour sa partie accessible aux touristes lambda) longe – sur 500 m – une petite rivière souterraine avant de se terminer aux pieds d'une double (ou triple... vous me demanderez sur place comment il faut faire pour les compter !) cascade, toujours souterraine, qui tombe avec fracas de 40 + 16 mètres de hauteur. Je ne vous dis que ça !

Alors, si vous aimez les pistes et les coins tranquilles, à l'abri des foules... chut ! n'ébruitez pas trop la chose. Essayons de garder pour nous ce petit coin de paradis. Il est même à l'abri des outils du World Wide Web !!!!

Et allez ! Une p'tite dernière pour la route... et vous donner envie de venir ou de revenir au Mont Viso

 

Vous avez des liens familiaux qui vous rattachent à la haute vallée du Pô ? Et vous vous intéressez à votre généalogie ? Il se pourrait alors que nous soyons parents. J'ai réalisé un petit document au format EXCEL qui pourrait vous aider à répondre à cette interrogation [téléchargez-le et parcourez-le en utilisant la souris ou les flèches du clavier]. Si c'est le patronyme FLESIA qui vous intéresse, sachez qu'il est (en tous cas, celui de ma propre branche) issu de la déformation, au XVIIIe siècle, d'un patronyme plus ancien, FRESIA.

Rendez également visite aux pages web qu'un lointain "cousin" d'Argentine, Miguel Flesia, consacre à la généalogie familiale.

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Dernière modification de cette page : le 28/12/2012

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