L'I.M.T.

ou Institut Méditerranéen de Technologie

L'IMT (Institut Méditerranéen de Technologie) était un GIP (Groupement d'Intérêt Public) basé à Marseille et regroupant 11 partenaires : la ville de Marseille, le département des Bouches-du-Rhône, la région PACA, les trois universités d'Aix-Marseille, le CNRS, le CEA, la Chambre de Commerce et d'Industrie de Marseille (engagée via deux de ses structures-filles : l'Ecole Supérieure d'Ingénieurs de Marseille ESIM d'une part, et l'Institut Supérieur de Microélectronique Appliquée ISMEA d'autre part) et l'IIRIAM (Institut International de Robotique et d'Intelligence Artificielle de Marseille, société d'économie mixte marseillaise créée en 1984 dans laquelle on retrouvait la ville, le département et la région ainsi que quelques entreprises régionales. L'IIRIAM faisait fonction de CRITT Centre Régional d'Innovation et de Transfert Technologique dans le domaine de la productique).

L'IMT a vécu une dizaine d'années de 1986 à 1996 et il serait intéressant, le moment venu, qu'une équipe pluridisciplinaire comprenant au moins un historien, un ethnologue, un sociologue, un spécialiste de psychologie sociale et un économiste (auxquels pourraient se joindre avec profit des psychologues et un psychiatre) daigne se pencher sur l'IMT pour en écrire l'histoire et les vicissitudes.

Certaines mauvaises langues faisaient remarquer que par GIP il fallait entendre "Groupement d'Intérêts Particuliers" et que l'IMT n'était pas autre chose que le MIT mais... dans le désordre (je dirais même : dans le plus grand désordre).

Pour l'instant, contentons-nous de quelques généralités qui... ne fâcheront personne : l'IMT était chargé d'une triple mission de formation (filières d'ingénieurs), de recherche (autour de la mécanique) et de transfert de technologie entre la recherche et les entreprises. En son sein, avait été créée une pépinière d'entreprises, service chargé d'accueillir et d'aider des porteurs de projets de création d'entreprise en particulier des chercheurs, et ceci bien avant la fameuse "loi sur l'innovation et la recherche" dite "loi Allègre" ; après la dissolution de l'IMT, la pépinière s'est reconstituée sous la forme d'une association selon la loi 1901, Marseille Innovation, soutenue par les collectivités territoriales.

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